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Grève nationale du 29 Janvier 2009 - 2,5 millions de citoyens engagés - Nous y étions !

mardi 3 février 2009

Vous nous retrouverez sur France 2 http://jt.france2.fr/13h/ (4mn32s) et http://jt.france2.fr/20h/ (13mn30s)

Depuis plus de 20 ans, la financiarisation de l’économie et ses dérives, le dogme de la concurrence à outrance et du marché roi ont précarisé l’emploi, réduit considérablement la part des salaires dans la richesse produite en faveur des actionnaires, paupérisé une large partie de la population, favorisé l’endettement des ménages et accrut de façon historique la fracture sociale, entre une minorité de la population de plus en plus riche et une majorité de plus en plus précaire et endettée.

Ce système, socialement injuste et qui ne pouvait être économiquement viable (car reposant sur la dette), est au terminus : il s’effondre !

La crise à la quelle nous assistons n’est pas une parmi tant d’autres. La fin du modèle économique actuel et la transition vers un nouveau modèle, encore à inventer, risque d’être douloureux.

Apres la crise financière de 2007-2008 et ses conséquences (destruction massive de richesses « virtuelles », contraction du crédit et réduction de la consommation), une grave crise économique est en train de s’installer.

Dans ce contexte économiquement difficile, de nombreuses entreprises, par nécessité (écroulement du marché) ou par opportunisme, licencient massivement. Ce n’est pas le cas de notre entreprise, du moins pour le moment, et tant mieux. Mais certains de nos collègues sous-traitants ont déjà été impactés.

Cette stratégie du « sauve qui peut » (qui par ailleurs n’empêche pas ces mêmes entreprises de distribuer d’importants dividendes !) ne fera qu’aggraver la crise : le chômage, la précarité ou tout simplement la peur du chômage vont totalement bloquer la consommation, engendrant un cercle vicieux !

L’unique acteur qui peut donc réellement influencer l’essor de la crise est le gouvernement. Et c’est urgent !

En interdisant les licenciements dans les entreprises qui sont bénéficiaires. En aidant les personnes en réelle difficulté (de plus en plus nombreuses). Mais surtout, en créant massivement des emplois, pour compenser (du moins pendant la crise) ceux détruits par « le marché » :

dans l’éducation et dans la recherche, dans la santé, la justice et les services publics en général, dans la construction de logements sociaux, dans la construction d’infrastructures, dans le développement des technologies vertes.

Et il doit bien entendu définir les règles permettant une meilleure distribution de la richesse produite, car une juste répartition est indispensable pour que l’économie d’un pays soit viable, durable et favorable à la paix sociale.

Malheureusement, la politique actuelle du gouvernement est à l’opposé :

il est complaisant avec les entreprises qui licencient, il supporte à bras-le-corps le système financier avec l’argent des contribuables sans se donner les moyens de contrôler l’utilisation des aides accordées. il accorde des aides publiques à des entreprises « en difficulté » … qui par contre ont toujours les moyens de distribuer des dividendes ! Chercher l’erreur et dans le même temps il accélère le désengagement de l’Etat : de l’éducation, de la santé, de la justice, etc.

La grève nationale du 29 janvier est un appel clair de la part de 2,5 millions de citoyens (et de tant d’autres qui n’ont pu se joindre à cette manifestation) : la France veut une autres politique ! Une répartition plus juste de la richesse, moins de précarité, un état plus fort, plus présent, capable d’agir réellement contre le chômage et d’imposer des règles plus justes.

Si ce premier appel n’est pas entendu, la prochaine fois, ajoutez votre voix : choisissons ensemble notre futur commun au lieu de le subir !


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