CFDT Amadeus

NAO 2012 - la fin

jeudi 21 juin 2012

Lors d’un précédent tract , nous vous avions expliqué pourquoi la CFDT n’avait aucune intention de signer l’accord NAO 2012. Suite au dernier CE et de commun accord avec nos collègues de la CFTC, la CFDT a décidé de faire opposition à cet accord (nos deux syndicats étant majoritaires dans l’entreprise) :

Enveloppe uniquement individuelle L’enveloppe d’augmentation que l’entreprise va appliquer cette année est de 3%, tout juste au-dessus de l’inflation 2011 (2.5%). C’est pour cette raison que l’ensemble des syndicats avaient demandé la mise en œuvre d’un plancher minimum : pour assurer au moins le maintien du pouvoir d’achat . Revendication soutenue par une pétition signée par 56% des salariés !

Malheureusement, l’accord proposé par la direction, et signé par la CGT et la CFE-CGC, prévoit une répartition sur une base purement individuelle qui se fera au détriment d’un grand nombre de collègues, et pas spécialement les mieux rémunérés. (3% étant une moyenne, les augmentations seront entre 0% et x%) Un choix national CFDT pour le pouvoir d’achat Cela n’aura échappé à personne, nous traversons une très grave crise économique. Crise alimentée par la spirale chômage, baisse des salaires, baisse du pouvoir d’achat, baisse de la consommation. C’est pour contrer cette spirale que la CFDT au niveau national a demandé à ses représentants au sein des entreprises de refuser tout accord ne comportant pas de clause de défense du pouvoir d’achat (augmentation générale ou augmentation plancher).

Prime d’astreintes : une augmentation qui ne profitera (au plus) qu’à 25% des salariés L’accord proposé par la direction, ne contient quasiment que l’augmentation de la prime d’astreinte. Nous ne pouvons signer un accord dans lequel 75% des salariés de l’entreprise sont oubliés. (Puisque la Direction a convenue qu’il fallait augmenter les astreintes pourquoi ne les maintient-elle pas de manière unilatérale comme les 3% ?)

Mais surtout, nous refusons de laisser passer « un arrangement » au détriment des salariés

Durant la NAO, nous vous avons fait part des avancées dans le dialogue avec la direction. Avancées gagnées notamment grâce à votre participation à la pétition intersyndicale. Dans cette communication nous vous faisions part d’un progrès positif, notamment concernant l’augmentation de l’enveloppe à 3% et la volonté affichée par la direction de considérer l’augmentation plancher. Alors pourquoi ce dispositif a-t-il échoué ? Parce que la CGT, en cassant l’unité intersyndicale, a accepté un accord à la baisse, suivie en cela par la CFE-CGC. Il est acceptable et normal pour un syndicat d’avoir des discussions directes avec la direction sur des sujets divers. Par contre, il est inacceptable de casser l’unité intersyndicale sur une question aussi essentielle que la négociation salariale, surtout après le soutien massif accordé par les salariés à travers la pétition proposée. Tant que la CFDT et la CFTC seront les syndicats majoritaires dans l’entreprise, de telles pratiques ne passeront pas.

Courrier formel d’opposition à l’accord d’entreprise sur la NAO :

Les raisons et les motivations de l’opposition de la CFDT et la CFTC à cet accord sont les suivantes :
- l’enveloppe d’augmentation est uniquement individuelle (par essence injuste),
- refus de mettre une augmentation générale ou une augmentation plancher pour garantir le pouvoir d’achat,
- le bonus de 8% attribué aux salariés est une décision unilatérale, il n’a pas été négocié,
- le bonus du management (10% annoncé) est uniquement unilatéral, il a été refusé de l’intégrer à la négociation,
- l’accès et le maintien dans l’emploi des salariés âgés n’ont pas été négociés contrairement à ce qui est indiqué,
- il n’y a pas eu de négociation sur la prise en charge des cotisations sur le temps partiel,
- le projet d’accord ne contient pas les différentes revendications finales des parties,
- des négociations séparées ont été visiblement été menées entre la Direction et le syndicat CGT en contradiction avec l’exigence de loyauté propre à toute négociation collective.
- les avantages sociaux demandés par nos syndicats, qui contribuent au maintien du pouvoir d’achat de tous les employés, ont été refusés par la Direction.
- l’augmentation de la prime d’astreinte ne concerne que 25% du personnel concentré sur les métiers du développement.
- la réduction du montant des restes à charge sur les restaurants d’entreprises des différents sites est inégalitaire. Il n’y a aucune évolution sur les tickets restaurants.

Alors que, à travers une pétition qui a recueilli 56% de signatures des salariés de l’entreprise, les syndicats demandaient 3,6% d’augmentation avec un plancher de 100 €, la Direction a arrêté la négociation lorsque la CFE-CGC et la CGT (syndicats minoritaires) ont indiqué vouloir accepter 3% d’enveloppe d’augmentation individuelle sans plancher. En conséquence, et conformément aux dispositions en vigueur, cet accord doit être réputé non-écrit. Nos deux organisations syndicales CFDT et CFTC restent à votre disposition afin de permettre à la négociation de reprendre utilement.


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